Environ deux cents personnes et un cheval ont répondu à l’appel lancé par le collectif « Stoppons La Loppsi », ce samedi 29 janvier vers 11h, place François Rude. Cette manifestation festive avait pour objectif de dénoncer ce pack de lois sécuritaires et liberticides, d’en informer le public, d’échanger sur les différentes questions soulevées par cette loi et de créer une chaine de solidarité active dans le but d’empêcher sa mise en application.
Tandis que, peu à peu, les personnes arrivent sur le lieu du rendez-vous, une sono à roulette bien connue des manifestants dijonnais-e-s se met en marche. Muni d’un mégaphone, un manifestant, coiffé d’une magnifique perruque rousse à en faire baver de jalousie Bette Midler, fait un petit rappel de ce qu’est Loppsi, en survole les principaux aspects (vidéosurveillance, flicage de l’internet, logiciels espions, répression de l’habitat alternatif, peines planchers.. voir le tract distribué), puis le cortège se met en marche, direction rue du Bourg...
Une banderole ouvre la marche suivie de près du fameux cheval qui, de toute évidence, deviendra la mascotte de cette manifestation ensoleillée. Une quinzaine de pancartes se joignent spontanément à nous, clamant : « Bonne année 1984 ! »,, « Enfin une loi contre mon voisin ! » ; « milices, contrôles... à quand l’étoile jaune ? » ; ou encore « Internet : Libérez les électrons ». De part et d’autre du cortège, des manifestants distribuent un tract d’informations sur les points les plus controversés de cette énième loi sécuritaire.
Après avoir déambulé devant les caméras de vidéosurveillance de la rue Monge, de la place Bossuet et de la rue de la Lib’, nous nous arrêtons sur la place du théâtre, le temps que quelques camions amis, logements nomades menacés par la Loppsi au même titre que les yourtes ou les squats, se joignent à nous en fin de cortège. Nous reprenons notre route et nous dirigeons vers le lieu encore tenu secret, où nous passerons ensemble le reste de la journée, à deux pas de la place Wilson qu’il nous faut d’abord traverser. Durant toute la manif, aucune voiture de la Police Nationale ne tente ni d’arrêter le cortège, ni de l’encadrer, mais une bonne vingtaine de BACeux-ses et autres RGs nous accompagnent, marquant une tactique plus portée sur le camouflage, l’intrusion et l’intervention rapide au besoin... Certain-e-s les montrent du doigt et leur font comprendre qu’illes ne sont pas les bienvenu-e-s... À nous de nous montrer suffisamment persuasifs-ives à l’avenir....
Nous arrivons rue Charles Dumont, sur le terrain de l’ancien squat du Toboggan, expulsé et rasé il y a deux ans, resté terrain vague depuis. La mairie avait à l’époque fait savoir à la population, via un joli panneau, que de nouveaux logements sociaux allaient très bientôt y être construits. Depuis, le panneau en question a mystérieusement disparu, tout comme les promesses de constructions de logements par la mairie se sont envolées vers d’autres lieux. Nous posons un nouveau panneau rappelant l’historique du lieu et exposant les raisons qui nous poussent à nous opposer à Loppsi 2.
Le terrain, pourtant relativement grand, est défriché en l’espace d’un quart d’heure à peine, tandis que des tables, bancs en palettes et autre mobilier de fortune sont installés pour un repas de quartier proposé par Food Not Bombs. Malgré la fraîcheur de cette journée hivernale, certains ne prennent pas même le temps de déjeuner, trop excités qu’ils sont à fabriquer une paillote de palettes, une cabane de verdure ou un tipi géant, sous les yeux des flics en civils qui doivent sérieusement s’emmerder. Dans leur voiture banalisée, ils attendent probablement qu’on leur donne en haut lieu des ordres face aux occupant-e-s qui grimpent maintenant aux arbres pour y faire une cabane, y loger la banderole mentionnée plus haut et y percher ce pauvre cheval.
Durant toute la journée, sur la cinquantaine de personnes présente sur le lieu après a manif, certain-e-s discutent de la loi autour d’un braséro, d’autres lisent et commentent le dernier Blabla, jouent de la percu, construisent des cabanes ou répondent à un journaliste du Bien Public. Ce cinquantenaire a quitté un repas de famille de l’autre coté de la rue pour venir nous rendre une petite visite amicale, intrigué qu’il est de cette forme de manifestation qu’il juge sympathique et bon enfant... Je lui indique que le cheval a été confectionné notamment avec des exemplaires du journal local. Il me répond alors en souriant : « pour une fois que ce journal sert à quelque chose... ».
Nous nous séparons lorsque la nuit tombe, heureux-ses d’avoir passé cette journée ensemble malgré le froid, sans qu’aucun incident ni agent de police ne vienne gâcher la fête, dans la joie et dans la jouissance de pouvoir construire et partager librement ensemble.
Comme le permet la loi, en moins de quarante-huit heures le square « Toboggan III » a été rasé... mais l’espace est toujours libre, et n’attend qu’à être réoccupé !
Photos ici : http://www.brassicanigra.org/contributions/retour-sur-la-manifestive-anti-loppsi-du-19-janvier-1984-a-dijon.html
Tandis que, peu à peu, les personnes arrivent sur le lieu du rendez-vous, une sono à roulette bien connue des manifestants dijonnais-e-s se met en marche. Muni d’un mégaphone, un manifestant, coiffé d’une magnifique perruque rousse à en faire baver de jalousie Bette Midler, fait un petit rappel de ce qu’est Loppsi, en survole les principaux aspects (vidéosurveillance, flicage de l’internet, logiciels espions, répression de l’habitat alternatif, peines planchers.. voir le tract distribué), puis le cortège se met en marche, direction rue du Bourg...
Une banderole ouvre la marche suivie de près du fameux cheval qui, de toute évidence, deviendra la mascotte de cette manifestation ensoleillée. Une quinzaine de pancartes se joignent spontanément à nous, clamant : « Bonne année 1984 ! »,, « Enfin une loi contre mon voisin ! » ; « milices, contrôles... à quand l’étoile jaune ? » ; ou encore « Internet : Libérez les électrons ». De part et d’autre du cortège, des manifestants distribuent un tract d’informations sur les points les plus controversés de cette énième loi sécuritaire.
Après avoir déambulé devant les caméras de vidéosurveillance de la rue Monge, de la place Bossuet et de la rue de la Lib’, nous nous arrêtons sur la place du théâtre, le temps que quelques camions amis, logements nomades menacés par la Loppsi au même titre que les yourtes ou les squats, se joignent à nous en fin de cortège. Nous reprenons notre route et nous dirigeons vers le lieu encore tenu secret, où nous passerons ensemble le reste de la journée, à deux pas de la place Wilson qu’il nous faut d’abord traverser. Durant toute la manif, aucune voiture de la Police Nationale ne tente ni d’arrêter le cortège, ni de l’encadrer, mais une bonne vingtaine de BACeux-ses et autres RGs nous accompagnent, marquant une tactique plus portée sur le camouflage, l’intrusion et l’intervention rapide au besoin... Certain-e-s les montrent du doigt et leur font comprendre qu’illes ne sont pas les bienvenu-e-s... À nous de nous montrer suffisamment persuasifs-ives à l’avenir....
Nous arrivons rue Charles Dumont, sur le terrain de l’ancien squat du Toboggan, expulsé et rasé il y a deux ans, resté terrain vague depuis. La mairie avait à l’époque fait savoir à la population, via un joli panneau, que de nouveaux logements sociaux allaient très bientôt y être construits. Depuis, le panneau en question a mystérieusement disparu, tout comme les promesses de constructions de logements par la mairie se sont envolées vers d’autres lieux. Nous posons un nouveau panneau rappelant l’historique du lieu et exposant les raisons qui nous poussent à nous opposer à Loppsi 2.
Le terrain, pourtant relativement grand, est défriché en l’espace d’un quart d’heure à peine, tandis que des tables, bancs en palettes et autre mobilier de fortune sont installés pour un repas de quartier proposé par Food Not Bombs. Malgré la fraîcheur de cette journée hivernale, certains ne prennent pas même le temps de déjeuner, trop excités qu’ils sont à fabriquer une paillote de palettes, une cabane de verdure ou un tipi géant, sous les yeux des flics en civils qui doivent sérieusement s’emmerder. Dans leur voiture banalisée, ils attendent probablement qu’on leur donne en haut lieu des ordres face aux occupant-e-s qui grimpent maintenant aux arbres pour y faire une cabane, y loger la banderole mentionnée plus haut et y percher ce pauvre cheval.
Durant toute la journée, sur la cinquantaine de personnes présente sur le lieu après a manif, certain-e-s discutent de la loi autour d’un braséro, d’autres lisent et commentent le dernier Blabla, jouent de la percu, construisent des cabanes ou répondent à un journaliste du Bien Public. Ce cinquantenaire a quitté un repas de famille de l’autre coté de la rue pour venir nous rendre une petite visite amicale, intrigué qu’il est de cette forme de manifestation qu’il juge sympathique et bon enfant... Je lui indique que le cheval a été confectionné notamment avec des exemplaires du journal local. Il me répond alors en souriant : « pour une fois que ce journal sert à quelque chose... ».
Nous nous séparons lorsque la nuit tombe, heureux-ses d’avoir passé cette journée ensemble malgré le froid, sans qu’aucun incident ni agent de police ne vienne gâcher la fête, dans la joie et dans la jouissance de pouvoir construire et partager librement ensemble.
Comme le permet la loi, en moins de quarante-huit heures le square « Toboggan III » a été rasé... mais l’espace est toujours libre, et n’attend qu’à être réoccupé !
Photos ici : http://www.brassicanigra.org/contributions/retour-sur-la-manifestive-anti-loppsi-du-19-janvier-1984-a-dijon.html



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